Le coût environnemental du tourisme spatial
Ces dernières années, les scientifiques ont beaucoup amélioré les technologies spatiales. Grâce à elles, des personnes peuvent aller dans l’espace pour explorer et faire des recherches. Mais un nouveau type de voyage est apparu et devient de plus en plus populaire : le tourisme spatial. Cette nouvelle activité peut apporter des choses positives à l’humanité, comme des inventions technologiques et des découvertes scientifiques. Pourtant, il est important de réfléchir aussi aux effets négatifs sur notre planète quand de plus en plus de personnes voyagent dans l’espace. Découvrons ensemble le coût environnemental du tourisme spatial.
Qu’est-ce que le tourisme spatial ?
Le tourisme spatial est une nouvelle partie de l’industrie aéronautique. Il permet à des touristes de devenir, pour un court moment, des astronautes et de vivre un voyage dans l’espace pour le plaisir, les loisirs ou même le travail. Comme envoyer des humains dans l’espace coûte extrêmement cher, ce type de voyage est réservé à une toute petite partie de la population, capable de payer des sommes énormes.
Ces dernières années, plusieurs milliardaires très connus ont investi beaucoup d’argent pour développer ce secteur. En 2021, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et l’une des personnes les plus riches du monde, est allé dans l’espace avec son demi-frère Mark. Le voyage a duré un peu plus de 10 minutes et a atteint une altitude de 107 kilomètres. Ce court vol lui a coûté environ 5,5 milliards de dollars !
Le milliardaire britannique Richard Branson a lui aussi voyagé dans l’espace lors d’une mission d’environ une heure et demie, atteignant 86 kilomètres d’altitude.
Parmi les entreprises les plus innovantes qui transforment le secteur spatial, on trouve SpaceX, fondée par Elon Musk, qui dirige aussi Tesla, une grande entreprise de voitures électriques.
Le coût environnemental du tourisme spatial
Le principal problème environnemental lié à cette activité est la pollution de l’air. Un vol de tourisme spatial, qui dure en moyenne une heure et demie, pollue autant qu’un vol transatlantique de 10 heures. Son empreinte carbone équivaut à celle de 278 personnes réunies. Cela inquiète les scientifiques, surtout parce que certaines entreprises souhaitent organiser plusieurs vols par jour à l’avenir.
Les moteurs très puissants des fusées brûlent du caoutchouc et d’autres carburants fossiles. Ils produisent beaucoup de suie, un carbone très toxique, qui peut gravement abîmer l’atmosphère. Selon une étude de 2010, la suie rejetée par mille vols spatiaux privés par an pourrait augmenter la température aux pôles de 1 °C et faire diminuer la glace de mer polaire de 5 %.
Un autre problème est celui des débris spatiaux, aussi appelés déchets de l’espace. Certains viennent de la nature, comme les météoroïdes, mais la plupart sont créés par l’homme et tournent autour de la Terre. Aujourd’hui, on compte environ 34 000 débris de plus de 10 centimètres et 128 millions de plus d’un millimètre. Si le tourisme spatial se développe vraiment, ces chiffres risquent d’augmenter encore.
Que pourrait-on faire à la place ?
Pour seulement quatre minutes d’apesanteur dans l’espace, Jeff Bezos a dépensé environ 5,5 milliards de dollars. Beaucoup de personnes pensent que cet argent pourrait être utilisé de manière bien plus utile pour aider la planète et les humains, par exemple pour :
- Planter jusqu’à 5 milliards d’arbres, ce qui coûte environ 1 à 3 dollars par arbre. Les forêts sont de grands alliés contre le changement climatique.
- Sauver des millions de personnes de la faim : si chaque milliardaire voyageant dans l’espace donnait 6 milliards de dollars, des dizaines de millions de personnes pourraient être aidées.
- Financer entièrement le programme COVAX, qui permet de fournir des vaccins aux pays les plus pauvres. Cela aurait pu protéger jusqu’à 2 milliards de personnes.
- Soutenir, avec l’Organisation des Nations Unies, des actions humanitaires dans des pays en grande difficulté comme le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Afghanistan, le Venezuela, le Yémen et la Corne de l’Afrique.
- Aider des programmes pour l’agriculture, l’éducation des enfants touchés par les crises, et le développement des énergies renouvelables.
- Restaurer des écosystèmes et rendre les bâtiments plus économes en énergie.
Réfléchir à ces choix nous aide à comprendre comment utiliser les richesses pour protéger la Terre et prendre soin de tous ses habitants.



